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Départ du Bourget |
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Après une mise en place au départ de Lognes, Le Plessis, et Toussus le Noble, en ce début de soirée du samedi 17 juin 2000, les avions des trois aéroclubs AIR FRANCE se retrouvent sur le parking de l’aéroport du Bourget chargé de tant d’histoire.
Pendant que les équipages s'affairent
pour les derniers préparatifs sur le gigantesque tarmac où se
trouvent d’autres avions un peu plus gros, tels que Falcon 900,
50, Gulfstream IV et autres «bizjets», un vrombissement lointain
nous fait lever les yeux…Concorde en provenance de JFK est en
approche finale 08 à CDG, dans le soleil déjà couchant. Le Bourget, Poitiers, Angoulême,
Les avions soigneusement alignés sur le parking du
Bourget, les équipages attendent Soudainement, une demi-heure avant le coucher du soleil, tout s’accélère, avec en guise d’entrée en matière, le briefing départ de Christian, nous faisant part des consignes majeures telles que, la trajectoire de sortie, les points sols à respecter scrupuleusement, comme la Gare de Vaires, et surtout les VOR de Coulommiers et Melun, car Roissy et Orly ne sont pas loin. Dans un silence religieux, les indicatifs de chaque avion nous sont communiqués, de POSTALE 101 à POSTALE 112, puis un « bon vol » est souhaité à tous les équipages qui s’empressent de rejoindre leurs avions.
Le Bourget - Poitiers
La priorité au décollage est, bien entendu sécurité
oblige, donnée aux avions les plus
Pendant la montée initiale nous constatons un splendide lever de lune à l’Est, c’est une nuit de pleine lune, à tel point que nous aurions pu la confondre avec le coucher du soleil, magie du crépuscule…Sous nos ailes, défilent les éclairages des agglomérations de la région parisienne, spectacle plein de scintillements. Notons qu’au même moment, à quelques heures de
vol de là, nos amis Toulousains décollent de Montaudran pour nous
rejoindre à Bordeaux. Sympas les gars ! ! Par pragmatisme, le contrôle nous donne le code transpondeur associé à notre indicatif. « POSTALE 101, transpondeur 0101 », « POSTALE 102, transpondeur 0102 », ainsi de suite jusqu’à « POSTALE 108, transpondeur 0108 ». Quelques secondes s’écoulent, puis la VHF se manifeste de nouveau, « Orly Approche de POSTALE 108 , affichage code 8 impossible» ! Eh oui bonne blague, le transpondeur possède un codage octal (donc codage possible de 0 à 7 uniquement), un oubli amusant….vite réglé. A 2500 ft, près de la verticale du VOR de Melun, Orly Approche nous autorise niveau 45 route sur Châtellerault, stabilisé à notre niveau de croisière nous commençons à admirer les tracés lumineux des routes puis des villes selon leurs importances Melun, puis Orléans et au loin Blois. Nous en profitons aussi pour repérer les autres avions devant et derrière, mais cela reste peu évident.. Le contact avec Poitiers est établi, la piste 03 est annoncée en service, le repérage du terrain pourtant bien éclairé se fait après quelques hésitations vite dissipées, nous signalons notre prochaine intégration en vent arrière main gauche, puis intégrons tranquillement, pendant que la préparation machine commence, tout est vérifié, tout est OK, les «trois vertes», annonce " Postale 104 finale 03",…" Postale 104 autorisé atterrissage piste 03 ", puis c’est l’atterrissage, un petit peu moins aisé que de jour mais pas si mal que cela, roulage en direction de la pompe pour l’avitaillement. Surprise ! ! Ce n’est pas un avion que l’on retrouve à la pompe à minuit, mais toute une flottille, chacun son ticket, et sa demi-heure d’attente !
Aligné
sur la piste 21, top départ pris à 1h05, suivi de la mise en
puissance. De nuit, la perception étant différente, la trajectoire
au sol est contrôlée à l’aide des balises latérales, avec dans
l’axe les feux rouges marquant la fin de la piste. En
palier au niveau 045, pour une route magnétique de 185°, nous
quittons Poitiers à 1h12 avec pour une estimée d’Angoulême
à 1h30. En VFR de nuit, les repères facilement identifiables,
sont les villes de moyenne et grosse importance. Illuminées
comme des phares, elles peuvent ainsi nous aider à confirmer notre
route. Un repère sol, comme une ville, sera systématiquement
confirmé à l’aide d’un radial, un VOR par exemple. A 1h25, nous atteignons notre point de descente, altimètre réglé au QNH 1022 hPa pour une descente du FL045 jusqu’à 2000ft QNH. En palier à 2000ft, au cap 180°, nous nous annonçons pour une verticale terrain. Nous interceptons l’axe de piste, confirmé par le locator AGO 404 kHz puis nous nous reportons verticale terrain pour une intégration vent arrière, circuit main gauche (Tous les virages se réalisent par la gauche). En vent arrière, volets 10°, train sorti, le top travers point d'aboutissement piste 10 est pris, pour un éloignement de 55 secondes à 90 kts. Ainsi, en fin d’éloignement, un virage par la gauche au taux standard est effectué, pour se retrouver à 500 ft de hauteur à 1.6 NM du point d'aboutissement. Après l’atterrissage, le roulage se fait avec prudence, car si la tour est bien visible, le parking quant à lui reste bien sombre, et seul l’éclairage du club-house indique légèrement l’emplacement du parking (Probablement un « Follow me to the bar » !….). Nous suivons avec précision la ligne jaune du parking. Une fois immobilisé, le bloc arrivé est noté à 1h42, soit un temps bloc/bloc de 45 minutes. De nuit, il est plus que nécessaire de calibrer son tour de piste en réalisant un circuit type "1000 ft standard", de façon à éviter les illusions d’optiques ou une descente prématurée en finale, car pour le pilote qui voit la piste sous un angle constant, sa trajectoire décrit un arc de cercle qui se termine bien en dessous d’un plan de 3°, ce qui est évité par une évolution calibrée proche de la piste. Le PAPI indicateur visuel, conçu pour aider le pilote à maintenir constant le plan d'approche et accroître la sécurité des vols, équipe de nombreuses pistes. Sur le tarmac, Max, responsable du contrôle à Champniers, est à l'arrivée des avions, tradition Postale oblige. Merci Max. Nous descendons saluer la sympathique équipe de l'Aéroclub
d'Angoulême, et se rafraîchir au bar du club, alors qu’à cet
instant les équipages du TB-20 Trinidad F-GRBW, du Cessna Skyhawk
172 RG F-GGCX et Piper Archer nous rejoignent, le reste de la
flotte, moins rapide a fait une directe Poitiers Bordeaux. Après
quelques discussions et un coca (pub !) bien frais, nous
repartons pour Bordeaux. La nuit est toujours incroyablement étoilée,
encore plus qu’au départ de Paris et sans aucun nuage, les
conditions VFR de nuit sont toujours maintenues. Angoulême - BordeauxAu parking d’Angoulême les paramètres au départ n’ont pas changé, piste 10 toujours en service,. seule la quantité carburant est différente, soit 237 litres donc 3h 25mn de vol plus 45 minutes de réserve. Bloc départ à 2h20, nous décollons de la piste 10 à destination de Bordeaux. Sur la route magnétique 235°, nous montons au FL 045 pour intercepter le radial 208 du VOR CGC de Cognac, route et entrée définies par le contrôle de Bordeaux en raison d'un trafic VFR de nuit intense dans la TMA. La nuit est toujours majestueuse et la lune nous aide parfois à distinguer quelques contours géographiques. Nous contactons Bordeaux Approche avant d’arriver dans la TMA2, puis relevons l’ATIS enregistré à 00h30 « piste en service 05, vent 150/7kt, température 23°C, point de rosée 13°C, QNH 1018 hPa, et QFE 1013 hPa ».
Bordeaux - PauPour cette étape, en place arrière, je note tout de même l’ATIS de Bordeaux « Information Bravo enregistrée à 1h30, piste en service 05, vent 160°/7kt CAVOK ». Nous roulons pour la piste 05 avec un bloc départ à 4h02, le roulage paraît toujours interminable sur les longs rubans noirs bordés de bleu, et parfois nous hésitons, la perception étant totalement différente, de nuit, mieux vaut s’arrêter, et éventuellement vérifier le cheminement auprès du contrôle. POSTALE 112, le PA28 F-GIEF décolle de la 05, nous sommes autorisés à décoller après lui, à 4h15. Pendant l’envol quelques brumes s’échappent de la forêt, nous passons à quelques nautiques du bassin d’Arcachon, mais de nuit difficile de percevoir les détails de la côte. Votre serviteur ne peut s’étendre plus longuement sur les péripéties de ce tronçon car c’est justement au cours de celui-ci, qu’il a décidé de rejoindre les bras de Morphée, casque bien enfoncé sur la tête mais avec le volume réglé au minimum. Là est tout l’intérêt du vol en équipage, pouvoir profiter de ces moments privilégiés pour être performant plus tard. Ce
n’est que par l’activité radio que je suis sorti de mon sommeil
léger, juste le temps, une fois de plus, de noter l’ATIS « piste
en service 13, vent 140/4kts, visibilité 8 km , température
22°C, point de rosée 12°C, QNH 1017 hPa et QFE 994 hPa ».
Accueil chaleureux des Palois, ils sont venus
nombreux, chef du contrôle, chef d'escale, essencier, la cafétéria
est ouverte. Une réception "à la Paloise" dit Luc. Pau - Montaudran
En sortie de TMA
nous quittons la fréquence de Pau Approche pour passer avec Blagnac
Approche. Nous recevons des informations de trafic de Blagnac Approche
Le soleil étant de face, la visibilité est réduite, nous montons à
3000ft QNH, puis réception de l’ATIS de Blagnac « piste en
service, 15L et 15R, vent du 160°/14kt, température 20°C, point de L’approche est délicate, car la piste d’une longueur de 1800 m, est coupée par une route ouverte à la circulation publique, pas très visible vue d'avion. C’est pratiquement le « nez dessus », que l’on aperçoit la route (passage à 100 ft), et enfin le segment de piste utilisable pour l'atterrissage de 600 m, c'est bien conforme au briefing et à la doc remise par nos amis de Montaudran.
Mais n’oublions pas l’essentiel en cette belle matinée du Dimanche 18 Juin 2000 : Le Courrier est bien Arrivé ! |
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Dernière mise à jour le 18 juil. 2001 par Roger Politis |
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