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Les Activités

Sur les lignes de la Postale: le reportage

juin 2000 

Le reportage qui suit a été réalisé par deux membres de l'ACAF Toussus ayant participé à l'événement, Christophe Fantapié et Philippe Schreiber. 

Les photos proviennent de plusieurs participants, que nous remercions. Pour visualiser une photo agrandie, cliquez simplement sur l'image correspondante

Vous pouvez également consulter les pages publiées avant l'évènement, qui contiennent de nombreuses informations intéressantes, en cliquant sur ce lien.

 

Départ du Bourget

Après une mise en place au départ de Lognes, Le Plessis, et Toussus le Noble, en ce début de soirée du samedi 17 juin 2000, les avions des trois aéroclubs AIR FRANCE se retrouvent sur le parking de l’aéroport du Bourget chargé de tant d’histoire. 

post_001.JPG (46848 octets)Pourtant, à l’appel, pas d’avions aux noms mythiques comme Laté 3, Breguet, Farman 70, Potez 25, Dewoitine 333, et autre Blériot 5190, mais plutôt des noms plus contemporains tels que Cessna 172, Piper Cadet et Archer, Robin DR 400, Trinidad, et Beech Bonanza A 36, soit 11 avions au total, pas tout à fait prêts encore à rejoindre le musée adjacent. post002.JPG (54367 octets)

Pendant que les équipages s'affairent pour les derniers préparatifs sur le gigantesque tarmac où se trouvent d’autres avions un peu plus gros, tels que Falcon 900, 50, Gulfstream IV et autres «bizjets», un vrombissement lointain nous fait lever les yeux…Concorde en provenance de JFK est en approche finale 08 à CDG, dans le soleil déjà couchant. 
post103.jpg (30930 octets)Tout un symbole dans le cadre de cet aéroport si mythique, comme pour saluer notre manifestation, dont le but est de dignement marquer la cessation de l’activité de La Postale de Nuit (1945 à 2000). En effet, à leur manière, les quatre aéro-clubs AIR FRANCE de Lognes, Le Plessis, Toussus-le-Noble et Toulouse ont tenu à rendre un hommage à La Postale, au travers de la réalisation d’un itinéraire de vol en VFR de nuit, comprenant les étapes suivantes : 

Le Bourget, Poitiers, Angoulême, 
Bordeaux, Pau
,
et Toulouse Montaudran.

 

post003.JPG (54020 octets)Au total, treize avions sont engagés dans cette navigation nocturne, onze au départ du Bourget et deux au départ de Toulouse Montaudran.
Si le temps de préparation de ce vol collectif se compte plus probablement en jours qu’en heures, l’incertitude de l’obtention des minima VFR de nuit aura durée jusqu’à la veille du départ, la météo n’ayant auparavant été que très peu coopérative pour cet envol, jusqu’à finalement, cette radieuse journée du 17. 

post102.jpg (45838 octets)Heureusement pour tous, les différents scénario judicieusement prévus pour cette navigation de nuit, en cas de météo défavorable, n’auront pas trouvé leur application. En effet, l’ensemble des conditions nécessaire à la pratique du VFR de nuit étant réuni, à savoir, une visibilité de 8 km tout au long du parcours et une hauteur de la base des nuages supérieure ou égale à 5000 ft AGL, tous nos efforts allaient pouvoir enfin trouver récompense. Largement proclamé et confirmé par Météo France, le week-end du 17/18 juin 2000 va être un week-end sans nuage, du sud au nord de la France. Cavok au départ du Bourget jusqu’à l’arrivée à Toulouse Montaudran, le rêve de tous les « hiboux » que nous sommes.

Les avions soigneusement alignés sur le parking du Bourget, les équipages attendent post005.JPG (43390 octets)patiemment la disparition des derniers rayons du soleil. Cette attente est une opportunité idéale pour remplir les estomacs, et échanger ses premières impressions avec quelques collègues ou nouvelles connaissances. post101.jpg (42813 octets)

Soudainement, une demi-heure avant le coucher du soleil, tout s’accélère, avec en guise d’entrée en matière, le briefing départ de Christian, nous faisant part des consignes majeures telles que, la trajectoire de sortie, les points sols à respecter scrupuleusement, comme la Gare de Vaires, et surtout les VOR de Coulommiers et Melun, car Roissy et Orly ne sont pas loin.

Dans un silence religieux, les indicatifs de chaque avion nous sont communiqués, de POSTALE 101 à POSTALE 112, puis un « bon vol » est souhaité à tous les équipages qui s’empressent de rejoindre leurs avions.

post004.JPG (51661 octets)

 

Le Bourget - Poitiers

post006.JPG (37812 octets)Quelques minutes avant le coucher du soleil, les moteurs se mettent en marche les uns après les autres. Les casques sont rivés sur les oreilles, les VHF commencent à crépiter au son de la voix du contrôleur, qui sait qu’il va en avoir pour une petite demi heure pour lancer tout ce petit monde sur les traces de la Postale de Nuit. 

La priorité au décollage est, bien entendu sécurité oblige, donnée aux avions les pluspost105.jpg (26715 octets) rapides. Le Beech A36, POSTALE 101, ouvre la voie, suivi par les TB20 puis les autres. ATIS écouté et noté dans la pénombre,…la VHF diffuse enfin le message tant attendu « POSTALE 102, autorisé pour le roulage piste 09 ». Pendant que POSTALE 102 se dirige vers le point d’arrêt, un autre message se fait entendre « POSTALE 101, alignez-vous piste 09, autorisé décollage, vent calme ». 

post106.jpg (40782 octets)Nous admirons POSTALE 101 qui s’élance sur la piste, puis s’élève progressivement dans la nuit de plus en plus noire., Quand l’autorisation est donnée à POSTALE 102 de s’aligner et décoller, au loin seuls les feux de POSTALE 101 sont encore visibles. La ronde des décollages est ponctuée par les autorisations du contrôleur, mais très vite il faut changer de fréquence à la demande du contrôle, et l’on perd les évolutions de POSTALE 103, 104…105, et les autres, mais retrouvons POSTALE 101, qui s’annonce déjà bien loin devant nous. post007.JPG (20064 octets)

Pendant la montée initiale nous constatons un splendide lever de lune à l’Est, c’est une nuit de pleine lune, à tel point que nous aurions pu la confondre avec le coucher du soleil, magie du crépuscule…Sous nos ailes, défilent les éclairages des agglomérations de la région parisienne, spectacle plein de scintillements. 

Notons qu’au même moment, à quelques heures de vol de là, nos amis Toulousains décollent de Montaudran pour nous rejoindre à Bordeaux. Sympas les gars ! !
Nous approchons le travers de la Gare de Vaires, point important, a dit Christian, puis verticale VOR de Coulommiers et quittons la fréquence du  Bourget pour passer sur la fréquence de Orly Approche. On s’y croirait ! ! ! !…

Par pragmatisme, le contrôle nous donne le code transpondeur associé à notre indicatif. « POSTALE 101, transpondeur 0101 », « POSTALE 102, transpondeur 0102 », ainsi de suite jusqu’à « POSTALE 108, transpondeur 0108 ». Quelques secondes s’écoulent, puis la VHF se manifeste de nouveau, « Orly Approche de POSTALE 108 , affichage code 8 impossible» ! Eh oui bonne blague, le transpondeur possède un codage octal (donc codage possible de 0 à 7 uniquement), un oubli amusant….vite réglé. A 2500 ft, près de la verticale du VOR de Melun, Orly Approche nous autorise niveau 45 route sur Châtellerault, stabilisé à notre niveau de croisière nous commençons à admirer les tracés lumineux des routes puis des villes selon leurs importances Melun, puis Orléans et au loin Blois. Nous en profitons aussi pour repérer les autres avions devant et derrière, mais cela reste peu évident..

Le contact avec Poitiers est établi, la piste 03 est annoncée en service, le repérage du terrain pourtant bien éclairé se fait après quelques hésitations vite dissipées, nous signalons notre prochaine intégration en vent arrière main gauche, puis intégrons tranquillement, pendant que la préparation machine commence, tout est vérifié, tout est OK, les «trois vertes», annonce " Postale 104 finale 03",…" Postale 104 autorisé atterrissage piste 03 ", puis c’est l’atterrissage, un petit peu moins aisé que de jour mais pas si mal que cela, roulage en direction de la pompe pour l’avitaillement. 

Surprise ! ! Ce n’est pas un avion que l’on retrouve à la pompe à minuit, mais toute une flottille, chacun son ticket, et sa demi-heure d’attente !

post008.JPG (28655 octets) post010.JPG (42073 octets)
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Là, je peux décrire un peu mieux les deux étapes qui suivent car je suis aux commandes sur les étapes Poitiers – Angoulême - Bordeaux. 
Paramètres au départ de Poitiers : Piste en service 21, QNH 1023 et QFE 1007, vent 080°/5 kt. Nous décollons à la masse de 1400 kg avec 275 litres de carburant, soit 4h15 mn devol et 45 minutes de réserve. Le bloc départ est noté à 00h57, le roulage du TB20 ne pose pas de difficulté puisque l’éclairage du parking de Poitiers est largement suffisant pour se repérer. 

Aligné sur la piste 21, top départ pris à 1h05, suivi de la mise en puissance. De nuit, la perception étant différente, la trajectoire au sol est contrôlée à l’aide des balises latérales, avec dans l’axe les feux rouges marquant la fin de la piste. 
A la vitesse de 70 kts la rotation est effectuée, devant nous s’ouvre un trou noir béant, inutile de chercher l’horizon comme référence, de nuit, il est inexistant ou difficile à distinguer, il est donc nécessaire d’afficher sur l’horizon artificiel une assiette de montée pour assurer une pente positive. 

En palier au niveau 045, pour une route magnétique de 185°, nous quittons Poitiers à 1h12 avec pour une estimée d’Angoulême à 1h30. En VFR de nuit, les repères facilement identifiables, sont les villes de moyenne et grosse importance. Illuminées comme des phares, elles peuvent ainsi nous aider à confirmer notre route. Un repère sol, comme une ville, sera systématiquement confirmé à l’aide d’un radial, un VOR par exemple. 
Mais une des difficultés, c’est la lecture d’une carte déjà peu lisible dans un cockpit exigu et de surcroît peu éclairé… l’exercice devient franchement difficile, alors l’essentiel de la navigation de nuit se réalise et se confirme à l’aide des moyens de radionavigation. En contact avec l’AFIS d’Angoulême, les paramètres sont relevés, piste 10 en service, vent du 060/10kts, QNH 1022 hPa et QFE 1007hPa. 

A 1h25, nous atteignons notre point de descente, altimètre réglé au QNH 1022 hPa pour une descente du FL045 jusqu’à 2000ft QNH. En palier à 2000ft, au cap 180°, nous nous annonçons pour une verticale terrain. Nous interceptons l’axe de piste, confirmé par le locator AGO 404 kHz puis nous nous reportons verticale terrain pour une intégration vent arrière, circuit main gauche (Tous les virages se réalisent par la gauche). 

En vent arrière, volets 10°, train sorti, le top travers point d'aboutissement piste 10 est pris, pour un éloignement de 55 secondes à 90 kts. Ainsi, en fin d’éloignement, un virage par la gauche au taux standard est effectué, pour se retrouver à 500 ft de hauteur à 1.6 NM du point d'aboutissement. Après l’atterrissage, le roulage se fait avec prudence, car si la tour est bien visible, le parking quant à lui reste bien sombre, et seul l’éclairage du club-house indique légèrement l’emplacement du parking (Probablement un « Follow me to the bar » !….). Nous suivons avec précision la ligne jaune du parking. Une fois immobilisé, le bloc arrivé est noté à 1h42, soit un temps bloc/bloc de 45 minutes.

De nuit, il est plus que nécessaire de calibrer son tour de piste en réalisant un circuit type "1000 ft standard", de façon à éviter les illusions d’optiques ou une descente prématurée en finale, car pour le pilote qui voit la piste sous un angle constant, sa trajectoire décrit un arc de cercle qui se termine bien en dessous d’un plan de 3°, ce qui est évité par une évolution calibrée proche de la piste. Le PAPI indicateur visuel, conçu pour aider le pilote à maintenir constant le plan d'approche et accroître la sécurité des vols, équipe de nombreuses pistes.

Sur le tarmac, Max, responsable du contrôle à Champniers, est à l'arrivée des avions, tradition Postale oblige. Merci Max.

Nous descendons saluer la sympathique équipe de l'Aéroclub d'Angoulême, et se rafraîchir au bar du club, alors qu’à cet instant les équipages du TB-20 Trinidad F-GRBW, du Cessna Skyhawk 172 RG F-GGCX et Piper Archer nous rejoignent, le reste de la flotte, moins rapide a fait une directe Poitiers Bordeaux. Après quelques discussions et un coca (pub !) bien frais, nous repartons pour Bordeaux. La nuit est toujours incroyablement étoilée, encore plus qu’au départ de Paris et sans aucun nuage, les conditions VFR de nuit sont toujours maintenues.
Angoulême, escale clin d'œil à Air Bleu qui assurait la ligne en Caudron Simoun, était aussi pour la flottille au départ du Bourget notre dégagement pour Poitiers et Bordeaux.

Angoulême -  Bordeaux

Au parking d’Angoulême les paramètres au départ n’ont pas changé, piste 10 toujours en service,. seule la quantité carburant est différente, soit 237 litres donc 3h 25mn de vol plus 45 minutes de réserve. Bloc départ à 2h20, nous décollons de la piste 10 à destination de Bordeaux. Sur la route magnétique 235°, nous montons au FL 045 pour intercepter le radial 208 du VOR CGC de Cognac, route et entrée définies par le contrôle de Bordeaux en raison d'un trafic VFR de nuit intense dans la TMA. La nuit est toujours majestueuse et la lune nous aide parfois à distinguer quelques contours géographiques. Nous contactons Bordeaux Approche avant d’arriver dans la TMA2, puis relevons l’ATIS enregistré à 00h30 « piste en service 05, vent 150/7kt, température 23°C, point de rosée 13°C, QNH 1018 hPa, et QFE 1013 hPa ». 

post011.JPG (28465 octets)Tiens, l’anticyclone se dégonfle ! Nous passons de 1022 hPa à Angoulême à 1018 hPa à Bordeaux. L’interception du radial 208 CGO se fera pratiquement à l’estuaire de la Gironde, la mer n’est pas loin et les parfums iodés inondent notre cockpit, à moins que cela soient ceux des vignobles de la région ?…... A 20 NM du DME BDX, l’altimètre est réglé au QNH 1018 hPa, pour une descente jusqu’à 2500ft QNH, nous distinguons très bien les rives de la Gironde, puis très nettement devant nous une zone sombre, nous sommes alors en plein survol de la forêt Bordelaise. Nous passons sur la fréquence de la Tour et sommes autorisés pour le QFU 05. Au cap 210 nous coupons l’axe de la piste 11, puis virage pour une base toujours main gauche. En descente vers 1200ft QFE, nous interceptons l’axe de piste 05. post012.JPG (28979 octets)
Le PAPI indique que nous sommes légèrement trop haut sur le plan, pas de problème, une petite correction est effectuée suivie du maintien du plan à l’aide du PAPI. La piste de Bordeaux est longue, très longue, 3500m, et la perspective se trouve changée. Passage du seuil, réduction de la puissance l’atterrissage se fait en douceur sur la piste 05. Nous roulons sur la piste jusqu’à la bretelle Bravo, puis nous dirigeons vers le parking W5. Le roulage paraît interminable sur des taxiways balisés par des feux bleus. Sur les grands aéroports la signalisation pour le roulage est bien adaptée aux liners, avec nos avions légers prés du sol notre vue est limitée, nous sommes très attentifs au roulage pour éviter erreur ou incursion sur la piste en service.
Arrivés au parking, bloc arrivé à 3h15, pour un temps bloc/bloc de 55 minutes. Une grande partie de la flotte est alignée sur le parking avec pour préoccupation l’avitaillement carburant de son avion. 

Bordeaux - Pau

Pour cette étape, en place arrière, je note tout de même l’ATIS de Bordeaux « Information Bravo enregistrée à 1h30, piste en service 05, vent 160°/7kt CAVOK ». Nous roulons pour la piste 05 avec un bloc départ à 4h02, le roulage paraît toujours interminable sur les longs rubans noirs bordés de bleu, et parfois nous hésitons, la perception étant totalement différente, de nuit, mieux vaut s’arrêter, et éventuellement vérifier le cheminement auprès du contrôle. 

POSTALE 112, le PA28 F-GIEF décolle de la 05, nous sommes autorisés à décoller après lui, à 4h15. Pendant l’envol quelques brumes s’échappent de la forêt, nous passons à quelques nautiques du bassin d’Arcachon, mais de nuit difficile de percevoir les détails de la côte. 

Votre serviteur ne peut s’étendre plus longuement sur les péripéties de ce tronçon car c’est justement au cours de celui-ci, qu’il a décidé de rejoindre les bras de Morphée, casque bien enfoncé sur la tête mais avec le volume réglé au minimum. Là est tout l’intérêt du vol en équipage, pouvoir profiter de ces moments privilégiés pour être performant plus tard. 

Ce n’est que par l’activité radio que je suis sorti de mon sommeil léger, juste le temps, une fois de plus, de noter l’ATIS « piste en service 13, vent 140/4kts, visibilité 8 km , température 22°C, point de rosée 12°C, QNH 1017 hPa et QFE 994 hPa ». 
En longue finale pour la piste 13, le PAPI affiche deux blanches et deux rouges, sur le plan, nous descendons tranquillement. Après l’atterrissage, roulage en direction du parking, et notons le bloc arrivé à 5h05, pour un bloc/bloc 1h03. A notre descente sur le parking, en direction du bar du terminal ou un expresso bien chaud nous attend, un spectacle sympa s’offre à nos yeux, derrière notre flottille d’avions légers se trouve rangé à proximité, un A320-200 de notre compagnie, le F-GHQH. 

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Roulage à PAU, 
devant l'A320 d'Air France

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Accueil chaleureux des Palois, ils sont venus nombreux, chef du contrôle, chef d'escale, essencier, la cafétéria est ouverte. Une réception "à la Paloise" dit Luc. 

Pau - Montaudran 

post016.JPG (16827 octets) Les petits déjeuners offerts par la Chambre de Commerce, très appréciés, une courte pause nécessaire car la fatigue se fait de plus en plus ressentir, nous nous préparons pour la dernière étape. Mais l’aube est déjà proche. Départ avec 214 litres de carburant, soit 3h15 de vol plus 45 minutes de réserve. Le bloc à 6h11, nous post017.JPG (25452 octets)décollons à 6h20 sur la 13. 
Pendant la montée initiale le soleil commence à poindre. En forme de demi-lune, les rayons déchirent la nuit, de toute façon il faut atterrir de jour à Montaudran. 

En sortie de TMA nous quittons la fréquence de Pau Approche pour passer avec Blagnac Approche. Nous recevons des informations de trafic de Blagnac Approche Le soleil étant de face, la visibilité est réduite, nous montons à 3000ft QNH, puis réception de l’ATIS de Blagnac « piste en service, 15L et 15R, vent du 160°/14kt, température 20°C, point de post018.JPG (46867 octets) rosée 13°C, QNH 1020 hPa et QFE 1001 hPa». A notre arrivée dans la CTR, nous coupons l’axe des pistes 15L/R de Blagnac, avec un cheminement par le Nord de Toulouse pour se reporter à la verticale de l’aérodrome de Lasbordes point d'entrée pour intégrer le circuit de Montaudran, contact avec Montaudran Opérations sur 131,5 qui veille à nos arrivées, en vent arrière QFU 14, nous subissons les turbulences de l'Autan qui se lève. 

L’approche est délicate, car la piste d’une longueur de 1800 m, est coupée par une route ouverte à la circulation publique, pas très visible vue d'avion. C’est pratiquement le « nez dessus », que l’on aperçoit la route (passage à 100 ft), et enfin le segment de piste utilisable pour l'atterrissage de 600 m, c'est bien conforme au briefing et à la doc remise par nos amis de Montaudran. 

Le hangar d’Air France est ouvert et très animé pour accueillir les « hiboux » de Paris. Atterrissage suivi d'un back-track rapide pour libérer la piste, le trafic suivant est en fin de vent arrière.

Le bloc arrivée est noté à 7h04, pour un dernier temps bloc/bloc de 53 minutes. Nous parquons le F- GGIH, au total 14 avions seront alignés dont trois de l’aéro-club Air France de Montaudran.

Cette nuit là nous avons parcouru 525 NM (973 km), le bon café chaud, avec les excellentes tartines de pain frais au beurre et à la confiture préparés par nos hôtes est très apprécié après cette nuit de vol.

 

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Mais n’oublions pas l’essentiel en cette belle matinée du Dimanche 18 Juin 2000 :

Le Courrier est bien Arrivé !

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Dernière mise à jour le 18 juil. 2001 par Roger Politis